Des technologies informatiques permettent de traiter de l'information en minimisant le stockage des connaissances. D'autre part la connaissance est une source de pouvoir et une gouvernance, même répartie, une source de pouvoir. Hors la connaissance sur les personnes est une source de pouvoir sur ces personnes.
Minimiser la connaissance individuelle de la gouvernance sur les citoyens est-elle une bonne chose ?
Cette étude ne prétend pas être complète ni présenter les meilleurs solutions, il s'agit seulement d'une pré-étude rapide.
La connaissance individuelle des citoyens sont des données à protéger, donc si elle n'existe pas cela fait une vulnérabilité en moins.
Les citoyens n'ont plus un système puissant (et actuellement souvent injuste) ayant tout moyen (dont les informations) pour contraindre la personne. Seuls les jugements peuvent amener à des containtes, et comme ils sont décentralisés et centrés sur le bien commun à long terme, chacun est avantagé à améliorer le système et réduire les injustices qu'il constate.
La pré-étude sur la sauvegarde organisationnelle montre que moins la gouvernance a de données et plus il est facile de créer une gouvernance alternative. Dans certains cas un système unique de gouvernance est un grand avantage (par exemple sur un territoire donné), mais dans d'autres cas c'est une richesse d'avoir plusieurs systèmes car cela permet la diversité et l'expérimentation. Il suffirait que les blockchains reconnaissent différentes gouvernances, et donc cela serait assez simple à réaliser.
La complexité est bien plus grande qu'un système centralisé. Mais l'informatique est de plus en plus décentralisée (par exemple le serverless) pour une bonne raison: la solidité et l'adaptabilité.
Bien que nous soyons actuellement déjà totalement dépendant (la circulation routière et férovière, l'argent, les caisses des supermarchés etc), le système ajoute encore de la dépendance. Mais une gouvernance basée sur le bien commun à long terme est bien plus prévoyante qu'actuellement, et il est possible d'ajouter des sécurités comme de l'argent scriptural dans une autre monnaie et utilisable uniquement en cas de crash technique. Il est aussi possible de prévoir une organisation de secours sans ordinateur. On aurait donc au final une bien plus grande sécurité.
Remarque: on entre ici dans des détails techniques assez avancés que les usagers n'auraient pas besoin de comprendre.
Un aspect usuel de la technologie est la dépendance à des mots de passe. Par exemple des personnes ont perdu de gros montants monétaires suite à la perte d'un mot de passe. On pourrait donc penser que l'utilisation des technologies rendraient la personne totalement désemparée suite à la perte ou au vol de mots de passe.
Mais il existe des techniques ou technologies pour se libérer de cette épée de Damoclès. Par exemple on peut utiliser un grand ensemble de données biométriques (iris, emprunte digitale etc) avec un système de tolérance à l'erreur (par exemple si on a perdu ses mains) de manière à pouvoir associer de manière fiable un trousseau électronique à une personne. De plus on peut stocker ces connaissances (trousseau et données biométriques) de sorte à ce qu'elles ne soient pas exploitables par ailleurs.
On pourrait penser qu'une administration est forcée de connaître à qui appartient les terrains privés car c'est elle qui gère ces droits.
L'étude préalable rapide montre qu'une gouvernance zéro connaissance individuelle des citoyens parait un très bon principe.