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La non connaissance individuelle des citoyens est-elle une bonne règle ?

📚 Contexte

Des technologies informatiques permettent de traiter de l'information en minimisant le stockage des connaissances. D'autre part la connaissance est une source de pouvoir et une gouvernance, même répartie, une source de pouvoir. Hors la connaissance sur les personnes est une source de pouvoir sur ces personnes.

❓ Question

Minimiser la connaissance individuelle de la gouvernance sur les citoyens est-elle une bonne chose ?

Note préliminaire

Cette étude ne prétend pas être complète ni présenter les meilleurs solutions, il s'agit seulement d'une pré-étude rapide.

📝 Étude

Avantages

Solidité

La connaissance individuelle des citoyens sont des données à protéger, donc si elle n'existe pas cela fait une vulnérabilité en moins.

Liberté individuelle

Les citoyens n'ont plus un système puissant (et actuellement souvent injuste) ayant tout moyen (dont les informations) pour contraindre la personne. Seuls les jugements peuvent amener à des containtes, et comme ils sont décentralisés et centrés sur le bien commun à long terme, chacun est avantagé à améliorer le système et réduire les injustices qu'il constate.

Liberté collective

La pré-étude sur la sauvegarde organisationnelle montre que moins la gouvernance a de données et plus il est facile de créer une gouvernance alternative. Dans certains cas un système unique de gouvernance est un grand avantage (par exemple sur un territoire donné), mais dans d'autres cas c'est une richesse d'avoir plusieurs systèmes car cela permet la diversité et l'expérimentation. Il suffirait que les blockchains reconnaissent différentes gouvernances, et donc cela serait assez simple à réaliser.

Inconvénient

Complexité informatique

La complexité est bien plus grande qu'un système centralisé. Mais l'informatique est de plus en plus décentralisée (par exemple le serverless) pour une bonne raison: la solidité et l'adaptabilité.

La dépendance à la technologie

Bien que nous soyons actuellement déjà totalement dépendant (la circulation routière et férovière, l'argent, les caisses des supermarchés etc), le système ajoute encore de la dépendance. Mais une gouvernance basée sur le bien commun à long terme est bien plus prévoyante qu'actuellement, et il est possible d'ajouter des sécurités comme de l'argent scriptural dans une autre monnaie et utilisable uniquement en cas de crash technique. Il est aussi possible de prévoir une organisation de secours sans ordinateur. On aurait donc au final une bien plus grande sécurité.

Faisabilité technique

Remarque: on entre ici dans des détails techniques assez avancés que les usagers n'auraient pas besoin de comprendre.

L'attachement des données à la personne

Un aspect usuel de la technologie est la dépendance à des mots de passe. Par exemple des personnes ont perdu de gros montants monétaires suite à la perte d'un mot de passe. On pourrait donc penser que l'utilisation des technologies rendraient la personne totalement désemparée suite à la perte ou au vol de mots de passe.

Mais il existe des techniques ou technologies pour se libérer de cette épée de Damoclès. Par exemple on peut utiliser un grand ensemble de données biométriques (iris, emprunte digitale etc) avec un système de tolérance à l'erreur (par exemple si on a perdu ses mains) de manière à pouvoir associer de manière fiable un trousseau électronique à une personne. De plus on peut stocker ces connaissances (trousseau et données biométriques) de sorte à ce qu'elles ne soient pas exploitables par ailleurs.

Exemple du titre de propriété

On pourrait penser qu'une administration est forcée de connaître à qui appartient les terrains privés car c'est elle qui gère ces droits.

La passation de propriété
C'est un peu la même technique que les blockchains à preuve sans connaissance comme Zcash.
Le conflit judiciaire
La preuve de non existance
Supposons qu'une personne veuille prouver qu'elle ne possède aucun terrain. Pour cela il faut nécessairement ramener la multitude d'avatars à une unique personne. Par exemple il pourrait exister une blockchain des trousseaux d'avatars des personnes de sorte à ce que les personnes soient obligées d'utiliser cette blockchain pour pouvoir utiliser un avatar. Les données sont chiffrées de sorte à ce que seule le détenteur ait accès à son trousseau. Mais il a la prossibilité de prouver des vérités sur ses avatars sans fournir toutes les inforamtions sur eux. Prouver que l'on ne possède pas de terrain consisterait donc à prouver que tous ses avatars ne sont pas le propriétaire de chacun des terrains existant. Bien sûr cela est fastidieux mais les preuves de non exsitance sont souvant des plus difficiles.
La preuve d'existance désirée
Il suffit que la personne présente une forme de certificat numérique prouvant cette existance (comme un certificat de propriété).
La preuve d'existance redoutée
Voir la preuve de non existance, la techique est similaire sauf que la personne ne désire pas le faire. On peut alors soit pousser la personne à fournir l'autorisation à cette preuve, soit donner un droit à des juges dans certaines circonstances (par exemple il faudrait que la personne soit en relation avec l'affaire) pour déclancher la preuve.
La contrainte sur la personne
Suposons que le jugement soit de contraindre un coupable à payer une sommee. La blockchain des avatars décrite ci-dessus contiendrait la liste des comptes de la personne puisqu'un compte est une forme d'avatar. Une liste des jugements pourraient être consultée de sorte à ce que même si la blockchain monétaire ne fournit pas des comptes publique il soit possible de bloquer/prélever un pourcentage des transactions tant que la personne ne paye pas. Cela implique que les blockchains coopèrent avec la gouvernance. C'est totalement dans l'esprit des blockchains qui est la décentralisation pour le bien commun, mais difficile à voir actuellement tant nous avons une grande habitude d'injustice et de protection face à l'arbitraire d'un pouvoir centralisé. Bien sûr comme tout système judiciaire décent il y aurait des protections face aux erreurs judiciaires.
L'enquête de police
Toute société a besoin parfois de savoir qui a fait quoi (viol etc). Hors une enquête demande des connaissances (comme relier une photo d'une personne à un lieu d'habitation usuel ou encore avoir un historique des exactions précédentes pour relier un profil de crime à des personnes).
Le besoin d'interaction
Une administration peut avoir besoin de contacter le propriétaire, par exemple pour exercer un droit de préemption. Mais on peut très bien avoir un système où l'administration envoie un message chiffré avec une clé publique du propriétaire, ainsi tout le monde peut lire le message mais seul le propriétaire peut le déchiffrer. Il peut être informé qu'un message lui est destiné en suivant une sorte de blockchain des messages aux propriétaires.

💡 Réponse

L'étude préalable rapide montre qu'une gouvernance zéro connaissance individuelle des citoyens parait un très bon principe.