C'est à la fois de chercher à répondre aux mal-être actuel et aussi de couper l'herbe sous le pied des comportements de substitution toxiques (comme le fanatisme autoritariste) en procurant un mode de vie plus sain et donc plus à même de renforcer Awakening.
L'humanité et les espèces ressentes dont elle descend a passé la très grande majorité de son existence organisée en petits groupes. Le peu de temps en dehors de cette organisation est bien trop court pour avoir influencé son génome. Il en résulte que nous avons une psychologie adaptée pour ce mode de vie. Les personnes ayant pu vivre dans ce mode ancien dans un groupe assez équilibré savent à quel point cela est indescriptiblement satisfaisant.
Avertissements:
On peut constater de nombreux troubles et comportements de substitution provenant de la sortie de ce mode de vie:
Il s'agit de beaucoup aimer une personne qui ne nous connaît pas et de lui attribuer des pouvoirs. Ce peut être un artiste que l'on va suivre dans son look ou des comportements qu'il préconise ou donne en modèle, un politicien que l'on va croire sans restriction, un sportif etc.
L'avantage de ce comportement est de créer un lien d'amour et de se sentir dans un groupe en synchronisant son comportement sur la personne idolâtrée et le groupe de fans. Le fait d'appartenir à ce groupe fantasmé confère de la force à la personne et lui procure une forme d'identité.
Il s'agit de créer une forme dérivée du groupe humain mais souvent à temps partiel et avec un engagement partiel. C'est une relation assez forte mais quand même plus faible relativement aux anciennes formes où les personnes étaient soudées par les nécessités vitales. Des personnes, même sans se connaître avant, ayant vécu des moments où l'entraide permet de survivre retrouvent aussi ce lien fort.
L'amitié (qui est fort agréable!) est un intermédiaire entre la vie en groupe d’antan et la vie isolée. Elle a un gros avantage par rapport à la vie isolée. Mais elle est à la vie de groupe ce que le surf de relations (applis de rencontres) est aux relations d'amitié: une version amoindrie, avec moins d'engagement et donc où l'on peut choisir de déconnecter pour aller voir ailleurs plutôt que de résoudre les problèmes. Ce hiatus entre la frustration de gérer un lien problématique et d'aller voir ailleurs n'est pas simple, nous étudierons ce problème ci-dessous.
Il s'agit de bloquer la conscience des peurs et d'autres émotions socialement réprimées. Un exemple classique est de monter dans l'ascenseur avec son chef. Celui-ci pouvant nous renvoyer il est normal d'avoir peur, mais il fera souvent pression pour que l'on montre un caractère optimiste et enthousiaste. À force de jouer ce genre de double jeu depuis des années on finit par étouffer ses sentiments. Ils peuvent néanmoins ressortir lors de crises d'angoisses ou par d'autres formes de crises (comme le burn-out).
Censurer ses propres émotions demande une énergie considérable de tout instant. Par exemple il faut censurer la mémoire des peurs ressenties pendant l'enfance, s'occuper l'esprit à coup de Netflix etc. Un exercice facile comme reposer son esprit en ressentant juste ses émotions devient alors impossible.
Les livres d'Alice Miller comme For Your Own Good
peuvent être d'une bonne aide pour retrouver ses émotions.
Il s'agit de se plonger dans un environnement fictif (onirique ou de jeu) plus par fuite que par plaisir. L'avantage est de procurer des émotions différentes du sentiment de blocage dans sa propre vie. Par exemple un jeu de guerre en équipe peut procurer l'expérience de la vie d'un groupe soudé et du ressentie d'émotions qui peuvent être bloquées par ailleurs.
Il s'agit d'utiliser des drogues légales ou non pour perdre suffisamment conscience des problèmes provenant d'un environnement social destructeur.
Il s'agit d'adhérer au modèle social fourni, par exemple en acceptant l'idéologie dominante ou encore en adhérent aux activités préconisées (supporter son équipe de sport locale, regarder la télé, être consumériste etc).
L’avantage de cette pratique est de procurer un sentiment d'appartenance de groupe, de se valoriser par les valeurs diffusées par les médias de masse, de fuir les contradictions sociales.
Comment actuellement remplacer les bénéfices de la vie en petits groupes comme au temps des chasseurs cueilleurs ?
Nous avons quasiment tous eu à vivre ce dilemme: faut-il rompre les liens (amitié, amour, collaboration etc) avec une certaine personne. Le choix de la rupture offre une solution simple à une relation problématique, plus d'ouverture pour créer de nouvelles relations, mais conclue une relation par un échec. Le choix de garder la relation permet de ne pas conclure par un échec, offre la possibilité d'améliorations mais peut s'avérer aliénant.
Il ne s'agit pas ici de préconiser un choix plutôt qu'un autre car suivant le contexte l'un ou l'autre peut être le bon. Nous allons étudier le contexte sociale qui fait que l'on aura plus tendance à faire un choix plutôt qu'un autre, et les conséquences sociales que cela entraîne. Le but n'étant pas de pousser à un choix plutôt qu'un autre mais à changer le contexte sociale de manière à rendre les relations humaines plus heureuses.
| Aspect | tendance à la rupture | tendance à la relation longue |
|---|---|---|
| enrichissement personnel par l'ouverture vers une plus grande diversité de personnes | + | - |
| sortie d'une relation qui pourrait être mauvaise | + | - |
| exercice de ses capacité à améliorer la relation, et donc à se comprendre et comprendre l'autre | - | + |
| Aspect | société ancienne | société actuelle | société Awakening |
|---|---|---|---|
| Contact avec la réalité non sociale | + | - | - mais + que l'actuelle |
| Sous-traitance de l'intelligence | - | + | + mais - que l'actuelle |
| Objectification des personnes | - | + | + mais - que l'actuelle |
| Fluidité | - | + | + |
| Spécialisation | - | + | + mais - que l'actuelle |
On peut remarquer une similarité dans les deux tableaux comparatifs entre la société ancienne et actuelle: une diminution du lien à long terme et une diminution de la nécessité d'intelligence. Or réaliser un changement social (comme retrouver les qualités de la vie en groupe) n'est possible que si le cadre est en accord. L'orientation vers le lien à court terme et la sous-traitance de l'intelligence est une force importante en défaveur de la vie en groupe.
Awakening pousse à la base vers un plus grand lien vers le long terme et un besoin de développer son intelligence du fait de la participation aux décisions collectives sous une forme stimulant l'efficacité. C'est donc une société en synergie avec la vie en groupe. C'est pourquoi il est important d'associer le changement de contexte social nécessaire au mouvement Awakening.
C'est la richesse d'activité, l'importance des activités et la force de l'engagement qui fait que l'on se sent impliqué dans un groupe. Par exemple un groupe d'amis n'ayant que des activités festives sera moins fort qu'un groupe d'amis ayant de multiples activités comme discuter de ses émotions, discuter de la société, faire la fête, avoir des activités politiques, sportives etc.
La fluidité fait qu'en dehors d'activités déjà existantes (comme le travail avec très peu de hiérarchie) il n'y a pas d'occasion d'avoir un lien profond avec un groupe. C'est pourquoi il est nécessaire de créer une artificialité.
Notre mode de pensée, axé sur la fluidité et la consommation, nous pousse à chercher le "parfait match". Mais il s'agit ici non pas d'avoir le groupe le plus performant dès le départ. Tout au contraire il s'agit d'augmenter son abilité à évoluer et comprendre. C'est pourquoi ce n'est pas l'état du groupe qui est important mais le chemin qu'il parcoure. Il n'est donc pas important de choisir des personnes en correspondance, mais plutôt d'arriver à comprendre que nous avons tous grosso-modo le même code génétique et que notre esprit est assez souple pour évoluer agréablement.
L'expérience de la vie de famille et des différents groupes nous montre que l'on rencontre souvent de pénibles blocages. C'est d'autant plus fort que le contexte de base pousse à la rupture. À cela Awakening peut apporter deux aides:
Il n'est pas possible et il serait malheureux de contraindre les personnes. Par contre il est possible de reffuser l'entrée des personnes. On peut donc créer des groupes où la personne n'a pas le choix du groupe et ne pourra jamais en changer. Elle pourra donc partir, mais cela signifie de rennoncer aux groupes Awakening. Notre habitude de personne imprégnée de notre culture peut trouver cela pénible mais c'est aussi:
Il est important que le groupe ait des enjeux pour ne pas fonctionner "à vide". Ce peut être la gestion d'un café, d'une boutique etc. Il pourrait aussi y avoir un pot commun obligatoire (par exemple 10$ par personne et par mois) pour fournir les fonds à des activités.
Bien loin de pousser à un mode de fonctionnement, les groupes devraient avoir toute liberté de s'organiser et faire ce qu'ils souhaitent. Seules quelques règles pour éviter les blocages et régler quelques situations devraient être nécessaires. Par exemple:
Dans un quartier de New-York il y a assez de personnes intéressées pour créer un groupe. Après création elles décident de suivre un protocole (parmis d'autres) de démarrage proposé: le démarrage en douceur. Il comprend quelques règles comme:
et des activités à réaliser au début, par exemple:
En créant une nouvelle forme de groupe, associé à et supporté par Awakening. Voir l'étude pour la description.