AwakeningComprendreStrate 0Où suis-je

Où suis-je

La question

Une question vient naturellement: parmi toutes les formules possibles (tous les programmes possibles) quelles sont celles où je me trouve ? C'est à dire quels sont les formules qui, en étant calculées, correspondent à ce que je vis.

Pour répondre à cette question il faut d'abord fixer une définition de ce que l'on est, par exemple on peut considérer l'état de son esprit en ne considérant que les mesures permettant de représenter fidèlement l'esprit ou encore l'état de son corps en entier, atome par atome.

Dans tous les cas on tombe sur une multitude de formules, car pour chaque formule il existe une infinité qui sont équivalentes (par exemple x est équivalente à if 1 x x), mais aussi une infinité qui sont équivalentes jusqu'à un certain point puis diffèrent. Par exemple on pourrait avoir une formule correspondant à un univers comme le notre mais qui au bout de 20 milliard d'années réalise un calcul différement ou même s'arrête.

Devant cette variété de possibilités, pourquoi observe-t-on un univers si cohérent ? Après tout notre expérience d'observateur est forcément interne, se résume à des sensations, voir un éléphant rose voler est tout à fait possible, c'est à dire qu'il existe une fonction (très artificielle) qui représente notre état mental de la naissance jusqu'à maintenant puis qui provoque la vision de cet éléphant.

Pour répondre à cette question il nous faut pouvoir faire des probabilités.

Quelques éléments techniques

Avant de faire des probabilités il nous faut observer quelques notions sur l'informatique théorique. Le lecteur non familier avec l'informatique pourra sauter cette étape, il n'a qu'à retenir que l'on peut quasi tout faire tant que ça a un sens.

Reconnaissance de l'information

De part les multiples représentations possibles dans les formules (pouvant provenir de virtualités par exemple) une chose peut être représentée de manière très diverse. C'est exactement ce que l'on constate aussi dans l'informatique matérielle: on peut réaliser une simulation de beaucoup de manières.

Virtualité

Il est tout à fait possible qu'une formule calcule une représentation d'une formule, elle peut en effet calculer un ordinateur symbolique dans lequel se déroule un calcul. D'ailleurs nos ordinateurs matériels peuvent aussi faire cela grâce à des programmes spéciaux appelés émulateurs.

Nous aurons souvent besoin ici de réfléchir non pas directement à des formules mais à des formules représentées dans d'autres formules. En effet on ne peut pas représenter directement les formules par elle même car il n'est pas possible de tester autre chose que 1 et 0, par exemple il n'y a pas de moyen de calculer "if = x" et d'avoir un résultat 0 ou 1 (c'est le cas de quasi tous les langages informatiques).

Remarquons qu'il est aussi possible qu'une formule contienne une représentation d'elle-même. Il sera alors nécessaire d'introduire un nouveau mot clé pour éviter de créer une formule infinie.

Par la suite, pour éviter les lourdeurs du formalisme, nous serons laxiste pour parler des formules. Bien souvent nous ne préciserons pas le niveau de représentation (si c'est une formule, une représentation d'une formule, une représentation de représentation d'une formule etc) ni même s'il s'agit d'une formule dans un langage amélioré.

Parallèlisme

Une formule peut aussi réaliser plusieurs calculs en même temps, c'est à dire calculer un peu d'une représentation d'une formule, puis un peu de la suivante etc. Ce n'est pas du vrai simultané mais ça en hérite beaucoup de propriétés.

Hasard

L'informatique ne permet pas de générer de vrai hasard, d'autre part on sait que notre univers génère du harsard. On pourrait trouver cela incompatible car alors comment notre univers pourrait générer du hasard si le système qui le calcule ne le peut pas ? Pourant il existe des solutions:

  1. Calculer toutes les possibilités: par exemple si on génère un photon qui peut avoir une polarisation circulaire droite ou gauche, quand on la mesure, les deux cas sont calculés, il y a donc un observateur qui l'observe "droite" et un qui l'observe "gauche". C'est l'interprétation multiverse.
  2. L'utilisation de critères qui nous semble être du hasard, soit que l'on ne comprenne pas le sens, soit que ça soit une fonction cherchant à imiter le hasard. Ceci est compatible avec la théorie physique actuelle qui n'exclue que le déterminisme local.
  3. Une combinaison des deux premiers: différents cas sont calculés mais pas tous.

Comment faire des probabilités

La problématique

Faire des probabilités sur un ensemble dénombrable (l'ensemble des formules) nécessite de définir une filtration : c’est-à-dire une suite d’ensembles finis croissants qui approchent l’ensemble total. La filtration peut changer les probabilités, par exemple on peut réordonner l'ensemble des entier naturels de sorte à donner l'impression qu'il y a 2 fois plus de nombres impairs que pairs (0 1 3 2 5 7 4 9 11 6 etc). De même on pourrait réordonner les formules de sorte à ce que celles où vous voyez un éléphant rose voler soit un ensemble 1000 fois plus dense que les autres formules où vous existez.

Bien sûr pour les entiers naturels ou les formules il existe une filtration naturelle. Pour les entiers naturels cela consiste à partir de 0 puis on construit les suivants un par un. Pour les formules cela consiste à partir des mots puis petit à petit (par récurrence) on assemble les formules que l'on a déjà (si on a x et y, on construit x y).

Mais il nous faut encore prouver que dans notre cas ce "naturel" est la seule solution possible.

L'ordre naturel

La question qui nous intéresse est: quelle est la structure de l'ensemble des formules. D'après notre hypothèse sa structure se décompose. Si la décomposition de sa structure n'était pas l'ordre naturel sur les formules, alors ce serait un ordre plus complexe. En effet, produire les formules par l'ordre naturel est la manière la plus simple de le faire.

Raisonnons par l'absurde et supposons que la structure ne soit pas l'ordre naturel. Alors d'après notre hypothèse il y aurait une structure à cette complexité (de même qu'il y a une structure à la complexité des cellules humaines, c'est celle de la sélection naturelle). Mais nous sommes déjà à l'élément le plus simple, il ne peut y avoir de brique plus élémentaire générant la complexité de la structure de l'ensemble des formules. Si la complexité était constituée elle-même de notre brique la plus simple (l'ensemble des formules), on aurait alors une boucle puisqu'il faudrait à nouveau décomposer la structure de l'ensemble de ces formules.
On aboutit donc à une absurdité si on suppose que la structure de l'ensemble des formules n'est pas celle naturelle.

Remarque: ce raisonnement par l'absurde ne fonctionne pas avec l'ordre naturelle car la complexité de la structure est vide puisqu'il sagit de l'ordre correspondant à la définition des formules.

On peut se représenter cette structure par une seule formule: C'est une formule qui contient une liste construite petit à petit de représentations de formules. En parallèle elle évalue les formules de cette liste tout en ajoutant des représentations de formule à cette liste.
Ainsi n'importe quelle formule se trouve à un moment donné ajoutée à la liste puis évaluée petit à petit en parallèle avec les autres. Appelons FFE (Formula For Everything) cette formule.

Remarques sur FFE

Le début du temps est donc le début de FFE.

Il n'y a pas de sens à se demander ce qu'il y avait avant que FFE ne démarre car FFE est en dehors du temps. De même il n'y a pas de sens à se demander quelle est la vitesse d'exécution de FFE car FFE définit la puissance. Par exemple si on veut savoir à quelle vitesse s'éxécute notre univers il faut mesurer le temps de calcul aloué pour notre univers dans FFE.

Pourquoi FFE existe (voir le dernier biais sur la légitimité du pourqoi) ou pourquoi le système de calcul de FFE existe n'ont pas de réponse, car pour répondre à un pourquoi il faut au minimum un système de représentation, et nous parlons là du système de représentation minimal. Donc toute réponse ne sera qu'une auto-validation.

Les formules à évaluer sont finies et le calcul d'une formule finie reste fini, donc FFE ne contient jamais de formule infinie. Mais il peut contenir des formules grossissant très vite et indéfiniment.

On peut envisager l'existance de choses en dehors de FFE, par exemple des choses infinies, comme on le fait en mathématique. Mais ces choses ne sont jamais matérialisées par FFE en tant qu'objet infini puisque FFE ne produit que du fini. Cela n'empêche pas par exemple de calculer un univers s'étendant indéfiniment car à chaque instant tout est fini, l'infini n'étant atteint que théoriquement en un temps infini.

Bien sûr FFE a de nombreux équivalents. Mais cela n'a pas d'importance pour nos déductions, tant que l'ordre naturel est respecté et que toute formule finit par être exécutée. De même le fait que ce soit des représentations de formules qui soient exécutées n'a pas d'importance.

FFE peut s'écrire en quelques pages (par exemple 4) dans un langage informatique évolué. Et en tant que formule 1f0d FFE a une profondeur de l'ordre de 1000 et prend une place mémoire de l'ordre du giga.

Méthode de raisonnement

Nous définissons une nouvelle science, nous avons donc besoin de trouver des outils pour déduire des vérités. Nous allons voir ici deux outils de base.

Raisonner sur la densité

Si vous ne savez rien sur l'univers et sur vous-même, ni sur où vous vous trouvez mais que vous apprenez que 99.9999999999% des êtres se trouvent sur des planètes, alors vous êtes quasi certain d'être sur une planète.

Nous appliquerons ce type de raisonnement pour déduire dans quel type de formule nous avons le plus de probabilité de nous trouver. Ce n'est pas un raisonnement mathématique (car la certitude n'est pas de 100%), cela s'apparente à un raisonnement de physique puisqu'il n'y a pas de certitude absolue en physique. On se trouvera dans un entre-deux en matière de méthodes et probabilité: entre la mathématique et la physique.

Raisonner sur les innovations

Calculer FFE pour observer les premiers signes de "vie" serait bien plus difficile que de simuler le début de notre univers, car il y avait à cette époque moins d'efficacité et donc plus de calculs pour un résultat moindre. On le voit facilement en évaluant le nombre (énorme) de formules possibles de profondeur 1000 (un petit programme traduit en 1f0d peut très vite atteindre cette taille). Mais comme pour la physique il semble possible d'arriver à déduire des propriétés, ce qui nous ne fairons pas ici car cela serait très complexe et chronophage.

Une méthode plus simple est d'évaluer une innovation par la taille de la formule nécessaire à sa réalisation (la taille donnant une idée de sa date d'apparition par FFE) et par l'efficacité qu'elle apporte. Nous le fairons ici, mais de manière non rigoureuse car chaque preuve demanderait énormément de travail et ne permetrait que d'affiner des choses connues comme le fait la mathématique est un outils puissant pour améliorer l'efficacité des traitements de l'information.

Cette méthode permet de prouver que soit l'innovation envisagée fait parti de l'histoire de notre univers, soit qu'il a pris un chemin encore plus efficace. En effet, si l'innovation est assez petite (assez proche du temps 0 du début de toute chose), comme notre univers est sophistiqué, la seule manière qu'il n'y soit pas passé est qu'il ait pris un passage encore mieux.
Par exemple la mathématique est assez simple (nous verrons plus loin une mathématiue constructiviste simple dérivée de 1f0d) et puissante pour que ce soit une innovation avant notre univers.

On pourrait argumenter que notre univers est peut-être simple. Mais les connaissances en physique théorique et les mathématiques sohistiquées nécessaires à la représentation de ses lois élémentaires laissent à penser le contraire. De plus nous verrons bien plus loin que beaucoup de caractéristiques de notre univers (espace à 3 dimentions, certains valeurs tel que le temps de communication entre systèmes planétaires etc) sont quasiment optimales avec un certain critère d'efficacité.
Pourtant il est difficile d'exclure totalement la simplicité. En effet, un biais humain, dû à notre nature (utilisation du langage et des représentations), est d'utiliser des outils surpuissants. On le voit en observant la biologie où l'on peut admirer avec quels moyens minimes la vie arrive à remplir diverses fonctions fort sophistiquées.

Des moyens et objectifs différents

En tant qu'humain nous avons l'habitude de faire avec peu de calculs (pensée ou ordinateur). Par exemple si on simule ne ceraisse qu'un atome on le fera avec beaucoup moins de calculs que le fait notre univers. Mais nous devons raisonner ici en ne supposant aucunne limite de ressources.

Avoir beaucoup de moyen et de temps change les méthodes utilisés mais aussi les ojbectifs.
Par exemple si on cherche à démontrer un théorême on peut parcourir toutes les démonstrations possibles pour trouver la bonne. C'est la différence de moyens.
Si on vivait éternellement avec beaucoup de moyens, non seulement on pourrait parcourir toutes les démonstrations pour démontrer un théorème mais en plus on pourrait chercher aussi par des systèmes automatiques à augmenter son efficacité, par exemple en cherchant des théorèmes sur l'efficacité à prouver des théorèmes. C'est la différence d'objectifs.

C'est pourquoi raisonner sur FFE nécessite de voir grand. Par exemple il y a 50 ans il aurait été absurde de simuler des réseaux de neurones pour avoir une AI. Raisonner sur FFE demande d'enlever nos limites mentales liées aux limites de temps et moyens.

La plage d'efficacité

Pour une même chose il existe une infinité de manière, plus ou moins efficaces, pour la calculer. Par exemple un jeu de la vie, qui ressemble à un petit univers, peut être calculé par une infinité de formules allant d'une efficacité optimale à une efficacité aussi proche de zéro que l'on veut (de même que pour traverser la rue vous pourrier faire le toure de la terre dans l'autre sens).

De plus certaines formules peuvent calculer plusieurs choses en même temps. Par exemple elles peuvent utiliser des données superposées (comme les états superposés en théorie quantique) pour réaliser plusieurs calculs en même temps.

On voit donc qu'il y une variété semblant infinie dans l'efficacité. Car même s'il existe une formule optimale pour calculer une chose, le fait de pouvoir calculer plusieurs choses en même temps fait qu'il n'y a pas de limite à la progression dans l'efficacité.

On sait que si on tape au hasard des lettres on a très peu de chance d'écrire un roman. On a la même propriété avec les formules: la plupart ne mènent à pas grand chose et sont donc inefficaces à produire des réalités.

On voit donc que l'on a une très grande diversité dans l'efficacité à produire des réalités.

Nous verrons qu'il y a pourtant des formules efficaces à produire toutes les réalités, et même où l'efficacité augmente au fur et à mesure que le temps passe. Donc la grande majorité des univers se trouvent concentrés dans ces formules efficaces. C'est pourquoi la probabilité que l'on se trouve dans une telle zone est si élevée que l'on peut prendre l'affirmation que l'on s'y trouve pour vrai.

La vie: une augmentation exponentielle de la disparité

Nous représentons la vie (en un sens très large) et la sélection naturelle ainsi:

Un espace de possibilités: les codes

C'est un ensemble d'informations ayant certaines lois définissant ce qui est possible. Par exemple notre univers, où l'information se trouve sous forme de particules/ondes.

Dans le contexte de la vie nous nommerons "code" les informations ce cet espace. La raison est que cet espace, pour être efficace, contient souvent des informations représentant des possibilités, et le fait que ce soit une représentation pousse à appeler cette information du code. Par exemple: le code des formules de FFE, le code génétique, les pensées humaines (qui est une forme de code).

La générations de variations du code

C'est ce qui permet l'arrivée de nouveautés. Par exemple pour notre univers cela vient de l'apport d'énergie qui amène à des changements dans les relations entre les particules, ou encore pour le code génétique cela vient de variations lors de la reproduction.

Pour FFE: c'est la production de toutes les formules possibles par FFE.

Une sélection du code selon un/des critères dit "challenges"

Par exemple pour les molécules ce sera la facilité à apparaître et à perdurer. Remarquons que ces challenges ne sont pas simples: par exemple la facilité d'apparition peut provenir de l'intérêt de la molécule pour des êtres biologiques.

La sélection n'implique pas forcément la destruction, ce peut être une attribution des ressources plus ou moins grande suivant la réussite aux critères.

Pour FFE: Les ressources sont égales entre formules calculées, les formules efficaces en profitent plus. On a donc une attribution qui récompense l'efficacité.

Une incarnation du code

Cela signifie que le nouveau code sélectionné se trouve intégré dans le processus de production/sélection du code. Donc il peut apporter une amélioration de l'efficacité à réussir les challenges.

Par exemple pour la vie biologique le code étant au centre de la construction des êtres, il est déterminant dans tout leur fonctionnement, tel que la production de code en préparation des générations suivantes.

L'incarnation apporte un avantage énorme puisque cela crée un effet boule de neige: les innovations amènent à augmenter l'efficacité à innover.

Pour FFE: comme pour le code génétique le code est directement calculé.

Des challenges impliquant une amélioration

Le code sélectionné doit permettre, par l'incarnation, d'améliorer l'efficacité à réussir les challenges.

Quand le code est directement sélectionné par des tests sur la capacité à réussir les challenges alors cette condition est directement remplie (c'est le cas pour la vie biologique). Mais ce n'est pas forcément le cas. On peut avoir une batterie de challenges de différents niveaux. Par exemple pour les animaux un challenge est la séduction lors du choix du partenaire sexuel, et on pourrait avoir alors de mauvais critères. Comme la vie repose à la base sur un challenge directe, les challenges secondaires (comme la séduction) sont eux-mêmes déterminés par le critère primaire et donc ont tendance à évoluer vers l'efficacité.

Pour FFE: le challenge est directement l'efficacité, donc il implique l'amélioration.

Un système impliquant une amélioration exponentielle de l'intelligence

Sans ce critères, on pourrait définir un système qui mène simplement à sélectionner des nombres de plus en plus grands. Ce ne serait pas une définition correspondant à notre intuition de la vie. Nous avons l'idée d'un progrès dans la sophistication.

Nous définissons le niveau d'intelligence comme le niveau de l'efficacité à traiter l'information de manière générale. Cette définition n'est pas évidente car le "général" implique qu'il existe une structure au traitement de l'information (ce qui est le cas). On entend par "traiter l'information" le fait de réaliser toutes sortes de traitements, même complexes, comme par exemple prendre en entrée une question mathématique et retourner une réponse telle qu'une preuve.

Par exemple un humain a un niveau d'intelligence générale non nul car il est capable de reconnaître de l'information et de faire certains traitement généralistes comme produire la négation d'une vérité ou encore répondre à des questions logiques. Si on prend une bactérie elle a surtout des traitements miniatures comme reconnaître une information et produire en réponse une autre information, c'est donc un tout petit niveau d'intelligence générale.

On pourrait argumenter que ce critère d'intelligence générale est trop spécialisé et ne correspond pas au développement de beaucoup d'espèces qui n'évolue pas, comme l'humain, vers un développement de son intelligence. Mais nous regardons ici les choses d'un point de vue profond (et donc à long terme).
Le critère de l'intelligence générale provient du fait que ce qui prospère dans FFE est ce qui est efficace à traiter l'information, et donc l'intelligence générale est un élément central.
Ce n'est pas un hasard si notre univers comporte des challenges qui impliquent un développement de l'intelligence pour perdurer à long terme.
Par exemple la vie sur une planète qui ne développerait pas d'intelligence générale plus évoluée ne pourrait pas faire de voyage spatial et serait donc condamné à disparaître, au moins par manque d'énergie. Donc du point de vue du long terme, la vie sur cette planète serait plus vue comme un départ de vie avorté (relativement aux formes de vie pouvant se développer, de même que nous considérerions une forme de vie bactérienne ne durant qu'un million d'année sur une planète comme une vie avortée).
C'est aussi un tel challenge auquel nous sommes actuellement confrontés: il ne peut y avoir de vie si l'intelligence individuelle se développe sans une intelligence collective correspondante (qui est actuellement bien trop faible).

Pour FFE: parmis les formules calculées se trouve des formules qui développent des systèmes de vie encore plus efficaces. Évoluer vers l'efficacité implique de passer par une représentation des structures de l'efficacité et par la recherche de l'intelligence généraliste (voir aussi plus bas avec la notion de spire).

Des exemples de systèmes vivant: FFE où le code est constitué des formules, l'univers où le code est constitué des particules, la vie biologique où le code est le code génétique, l'esprit humain où le code est constitué des pensées (même si les blocages actuels ont tendance à nous désespérer de l'amélioration de l'intelligence).
On remarquera que ces systèmes vivants sont plus ou moins avancés: le code réduit les possibilités à celles efficaces, les challenges deviennent sophistiqués. Par exemple pour la pensée humaine un premier challenge est de simuler dans l'esprit l'impacte d'une pensée pour évaluer son bénéfice.

Comme les innovations amènent une plus grande capacité pour la formule à matérialiser des choses quelconques, on observent donc, non seulement comme on l'a déjà vu une grande disparité de départ dans la capacité à matérialiser, mais en plus pour certaines une augmentation exponentielle de capacité. Cela augmente donc encore la disparité.

On peut aussi observer ce phénomène dans notre univers: la capacité à produire des représentations est quasiment nulle pour la pluspart de la matière, une autre partie (le vivant) a des capacités moins nulle et très variable, et l'humanité a des capacités bien plus forte et en augmentation constante. Cela se concrétise par exemple par la matérialisations de films, d'idées, de calculs, et même maintenant d'idées dans des réseaux de neurones artificiels.

La prime à la jeunesse

Nous savons que sur la terre la vie est apparue par des êtres remarquablement petits. Bien qu'il y ait eu depuis d'autres assemblages moléculaires aléatoires, nous sommes quasiment certains qu'une autre forme de vie concurente ne pourrait pas apparaître. La raison est que cette concurence devrait faire face à une vie déjà bien installée. Une autre raison est que la vie installée sera bientôt capable de réfléchir à d'autres bases pour la vie et donc de s'approprier et gérer d'eventuelles formes concurentes plus improbables que la notre.

On observe un phénomène similaire sur FFE: il suffit d'une base relativement petite pour enclencher au augmentation exponentielle de la densité d'intelligence.
Les formules plus grosses ayant aussi ces capacités arrivent tellement après qu'il n'y a généralement pas moyen de rattraper les plus jeunes. En effet, le parcours des formules possibles, du fait de l'explosion des possibilités, est très lent relativement à l'éxécution des formules existentes.
Par exemple une formule de profondeur 1000 correspond à un petit programme de quelques pages en langage évolué. Or il existe plus de 41000 (supérieur à 10600) formules de profondeur 1000 donc une formule de profondeur 2000 apparaitra bien plus tard et aura donc un retard à l'exécution qui pourra être difficilement compensé.

Remarque: on pourrait trouver ces nombres extravagants et dépassant toute capacité de calcul tellement ils sont grands. Mais ce serait oublier que notre univers à lui seul représente une capacité de calcul impenssable et qu'il est lui même insignifiant relativement à FFE.

Les premières formes d'évolution

Nous savons que nous avons plus de chances de nous trouver dans une formules efficace à calculer beaucoup de choses. Ces choses ont une existence matérielle relativement à la formule, de même que nous avons une existence matérielle relativement à la formule calculant notre univers. Mais nous pourrions douter qu'il peut exister une évolution vers des fonctions de plus en plus efficaces et orientées vers la recherche d'efficacité. C'est à rapprocher avec l'apparition de la vie dans notre univers (car la vie améliore sans cesse son efficacité à traiter l'information), sauf qu'ici nous avons des fonctions plutôt que des particules.

Nous allons fournir deux exemples, un à la mode humaine et un plus inspiré de notre univers et plus petit. L'important pour cette première forme de "vie" est que ça apparaisse tôt, c'est à dire que la formule soit petite.

Nous verrons plus loins en quoi notre univers est une conséquence logique des fonctions décrites ici.

La vie à la mode humaine

C'est une fonction qui comprend :

La fonction utilise E pour lancer R pour rechercher un couple (E,R) statistiquement plus efficace, une fois trouvé elle remplace (E,R) par le nouveau couple trouvé. Puis elle recommence.

Remarque technique: On peut avoir des contraintes souples sur R de sorte à ce que la représentation de formule utilisée soit quelconque (on n'a pas besoin que le format de la formule R soit celui de base).

Par ce système (utilisable qu'avec une puissance de calcul complètement inaccessible pour l'humanité actuelle) on obtient des fonctions de recherche de preuves de plus en plus efficaces. Comme nous le savons il existe des fonctions de recherche de preuves bien plus efficaces que la fonction de base puisque nous même démontrons des théorèmes sans pour autant essayer toutes les preuves possibles.

La vie à la mode nature

L'idée est de reproduire la vie en s'inspirant de la nature, mais ce sera ici beaucoup moins élégant que dans notre univers.

On ne donnera pas tous les détails techniques de l'algorithme mais suffisament pour comprendre son fonctionnement.

La technologie de la vie

Le but est de produire des "choses" appelés être vivants qui deviennent de plus en plus efficaces dans le traitement d'information.

Cela consiste en les éléments suivants:

Des éléments de base
Ce sont ces éléments qui servirons par certaines formes d'assemblages à construire les être vivants. Ce sera les particules élémentaires pour notre univers et les mots clés de base des formules dans notre construction d'univers.
Des constructions à partir des éléments de base
Les éléments de base sont assemblés pour former différentes choses. Ce sera les objets dans notre univers physique et les formules dans notre construction d'univers.
De l'énergie
L'énergie est ce qui permet le changement, l'efficacité consiste à avoir ce que l'on veut avec le minimum d'énergie possible. Dans notre univers physique cela correspond à la notion d'énergie de la science physique, dans notre construction d'univers un grain d'énergie correspond au tick (en informatique un tick est le pas minimal dans l'éxécution) dans le calcul d'une formule.
Des challenges

Les challenges permettent de tester l'efficacité à traiter l'information.

Notre univers a un système très élégant (car adaptatif) de challenges, par exemple les rayonnements qui engendrent des altérations des molécules, les différents changements (vent, pluie), mais aussi des challenges entre les êtres vivants (prédateurs, concurrence). Pour notre construction d'univers le challenge sera de calculer une fonction avec un minimum d'énergie. Dans les deux cas ce sont des challenges sur l'efficacité du traitement de l'information car pour produire un bon résultat il faut, tout en utilisant peu d'énergie, prendre en compte les informations reçues et à partir d'elles produire l'information adéquate (l'action est une forme de production d'information car pour agir il faut produire l'information correspondant à l'action, tel que des influx nerveux).

Par exemple une bactérie qui subit des dégats génétiques suite à un rayonnement devra détecter les dégats et produire l'information permetant de réparer. Nous sommes habitués à du haut niveau de traitement d'information et à assimiler traitement d'information à un système sophistiqué où l'information est représenté abstraitement, mais ce n'est pas toujours le cas et tout être vivant a des systèmes de traitement de l'information.

De l'interaction constructive
Cela permet d'améliorer les êtres vivants par des échanges. Dans notre univers physique ce peut être par exemple de l'apprentissage par imitation ou encore de la reproduction sexuée. Pour notre construction d'univers ce sera une forme de "reproduction" de formules à partir de deux formules et d'une fonction dite reproductrice.

Construction d'un univers

La formule calculera:

une liste de formules calculées (les challenges)

On stocke en information:

  • la formule de départ
  • la formule en cours de calcul (pour connaître le bon résultat il faut le calculer)
  • si le calcul est fini
  • le nombre de ticks qui ont été dépensés pour calculer la formule
une liste d'interpréteurs (fonctions d'interprétation)

Un interpréteur est une formule utilisée en tant que fonction pour calculer une autre formule. Il peut aussi retourner un résultat spécial pour indiquer que la formule à interpréter boucle indéfiniment. Plus un interpréteur est efficace et plus on lui alloue de puissance. C'est l'équivalent de la sélection naturelle mais ici sans mort définitive. Dans les critères d'efficacité on a d'abord retourner le bon format (une formule), retourner le bon résultat, le temps de calcul dépensé relativement au temps de calcul stocké dans la liste des formules challenges.

On y ajoute des fonctions par deux manières:

  1. En énumérant les fonctions (c'est le côté assemblage d'atomes aléatoire de notre univers).
  2. Par le résultat d'une fonction de reproduction (c'est le côté reproduction à deux de la vie terrestre, ou plus largement le côté communication de notre univers).

En plus de la fonction d'interprétation, on stocke aussi les éléments nécessaires au calcul de son score d'efficacité.

une liste de reproducteurs (fonction de reproduction)

Un reproducteur est une fonction qui prend en argument deux formules et retourne une liste de formules dites formules enfants.

On utilisera un calcul d'efficacité sur les reproducteurs de sorte à favoriser les bon reproducteurs et à les utiliser d'avantage sur les bons interpréteurs. Dans les critères d'efficacité on a:

  • Retourner le bon format
  • L'agrégation des score des enfants
  • L'énergie dépensée pour produire les enfants

On y ajoute des fonctions par deux manières:

  1. En énumérant les fonctions (c'est le côté assemblage d'atomes aléatoire de notre univers).
  2. Par le résultat d'une fonction de reproduction. Donc les reproducteurs sont eux-même générés en partie par reproduction.

En plus du reproducteur, on stocke aussi les éléments nécessaires au calcul de son score.

L'évolution de cet univers

Bien sûr la plupart des formules seront inefficaces. Mais on finira par avoir des interpréteurs d'abord correctes puis de plus en plus sophistiqués. Par exemple l'interpréteur peut voir qu'une fonction va boucler (il suffit de mémoriser l'historique des formules lors du calcul pour voir si ça boucle). Ou encore interpréter une formule qui calcule le nombre de nombres pairs entre 1 et n peut être très long ou très rapide suivant que l'on peut analyser ce que fait la fonction.

Des catégories d'innovations

Nous pouvons classer les innovations par catégorie pour certaines. Chacunnes représentent toutes des groupes d'innovations très puissantes.

Réutilisation

Cela consiste à partager (entre les différentes entités) ou garder des avancées.

Exemples:

dans la nature
Le code génétique permet de conserver et transmettre des innovations (comme le sens de la vue).
pour des espèce d'animaux
Les espèces ayant une culture: elles peuvent apprendre des congénères et transmettrent.
en informatique
Notre exemple ci-dessus "La vie à la mode nature" est un exemple où l'on garde et on partage les innovations.
les spires

Nous définissons ici une spire dans un contexte d'un espace de traitement d'informations et d'innovations. Dans ce contexte une spire est capable de traiter les informations et d'intégrer les innovations (afin de les utiliser au mieux pour augmenter l'efficacité).

Par exemple:

  • Dans le contexte des logiciels un ordinateur est une spire: il est capable de traiter des informations et d'intégrer des innovations sous forme de nouveau logiciels. (en théorie il faudrait être plus précis ce ce contexte etc, mais l'idée est là).
  • Dans le contexte des être mono-cellulaires les bactéries sont des spires car elles font certains traitement d'informations et peuvent intégrer des évolutions (par le code génétique).
  • Dans le contexte des mamifères l'humain est une spire. Les innovations sont les changements d'idées, de pratiques etc.
  • Dans le contexte des mamifères une IA n'est pas une spire car ses capacité d'intégrer des innovations (une fois crée) est infime (seulement par des prompts) relativement à l'humain.

L'innovation phénoménale apportée par les spires est de pouvoir améliorer l'efficacité un peu partout. Pour s'en rendre compte on peut comparer la recherche brute de l'efficacité de traitement de l'information (ou il faut parcourir un nombre absolument monstrueux de preuves mathématiques pour produire une avancée) à la recherche consistant à faire évoluer des spires où l'amélioration des spires et leur rôle omniprésent permet d'avoir un effet boule de neige dans l'évolution de l'intelligence. On passe donc d'un coût de recherche en exponentiel (accroitre le besoin d'efficacité fait exploser le temps de recherche) à un coût en logarithme (accroitre le besoin d'efficacité n'augmente que très peu le temps de recherche). En général ce niveau de gain n'est quasiment jamais atteint : on a plus l'habitude de passer de l'exponentiel au polynomial.

Un exemple de cet effet boule de neige est l'évolution de la société humaine (le classique ressenti de l'accélération des changements): les innovations sont intégrées à tous les niveaux (même au niveaux des bactéries que nous sélectionons pour nous servir). Et avec l'introduction de l'IA nous allons entrer dans une phase d'accélération encore plus rapide. On a d'ailleurs déjà des IA réalisant de la recherche pour améliorer l'efficacité des IA.

Remarquons qu'il n'est pas nécessaire, quand on veut utiliser des spires, de les introduire telles quelles dans un système. Il suffit de s'assurer que le système produit des spires de plus en plus puissantes. C'est le cas par exemple de notre élégant univers.

Continuité

Quand on cherche quelque chose, plus on a d'indication que l'on se rapproche de la solution et plus la recherche est facile. Par exemple si on cherche un objet sur la planète, si on a une indication à chaque mouvement pour savoir si on se rapproche ou non, cela va bien plus vite que de chercher partout sans indication.

On appelle cela "continuité" car on réduit les longueurs des étapes entre lequelles on a une indication de succès pour se rapprocher d'une évalution en continue.

Exemples:

Chez l'humain: le sens de l'esthétique et la conscience permettent d'avaluer en cours la réalisation d'un objectif.
Comme en général ce qui fonctionne vraiement bien est esthétique, le sens de l'esthétique nous permet de prévoir si quelque chose est en bonne voie, par exemple pour démontrer un théorème ou faire un plan architectural. La conscience permet d'avoir une représentation de la réalité pour prévoir si les actions que l'on réalise permettent d'ateindre notre objectif.
La rétribution par l'efficacité énergétique

Imaginons que nous cherchions à concevoir une intelligence générale à partir de rien. À prioris on pourrait énumérer toutes les formules en faisant passer une batterie de tests d'évaluation. On aurait alors un système de recherche de continuité nulle car il n'y a pas d'étape intermédiaire.

Une autre solution est de considérer qu'une intelligence générale peut se construire petit à petit et faire un système qui mesure l'efficacité de traitement de choses et leur permettre de s'assembler entre elles. Pour cela on utilise le concept d'énergie (voir plus haut "La vie à la mode nature") qui permet de mesurer l'efficacité à de multiples occasions. On a alors un système de recherche bien plus continue.

Classification binaire

Cela consiste à pouvoir théoriquement discriminer des éléments en deux parties: ceux à garder et ceux à rejeter.

Par exemple le concept de réalité est une classification binaire car on sépare les constatations en deux: ce qui est réel et ce qui ne l'est pas. C'est une séparation théorique car si on sait qu'une constatation est soit réelle soit irréelle, on ne sait pas forcément ce qui est réel.

Il peut paraître évident que certaines choses soient classées binairement. Mais c'est parce que nous avons l'habitude d'une chose qui a mis bien du temps à se construire et qui n'est pas si évidente à la base. Par exemple pour certaines personne la notion de vérité n'est pas vraiment assimilée et ces personnes sont relativistes..

Exemples:

Produire des formules pour certains calculs (les mathématiques)
Imaginons que l'on souhaite devenir plus efficace à produire diverses formules. On voudrait alors pouvoir évaluer des formules. À priori, en voyant une formule on ne peut pas la juger en "bien" ou "mal" et il faudrait faire passer une batterie de tests, qui n'apportent pas une certitude de qualification quand l'espace des arguments est infini. Il devient difficile de progresser. Mais si on adopte l'outil des phrases mathématiques (on peut faire des mathématiques sur les formules), on peut alors avoir une classification binaire (vrai/faux) sur les phrases mathématiques (bien formées). À partir de là on peut plus facilement faire des recherches car avancer revient souvent à déterminer si une phrase mathématique est vraie ou fausse. On peut alors bien plus facilement classer les formules, en utilisant les mathématiques, pour savoir si elles remplissent des conditions. En somme c'est la manière de faire des développeurs, car même s'ils ne vont pas jusqu'au formalisme mathématique, ils découpent les programmes en fonctions et raisonnent logiquement pour se prouver que le programme vérifie les propriétés souhaitées.
Les attracteurs et la spire ultime
Ce sujet étant un peu complexe et important, il y aura une page spéciale.
Démultiplication

Cela consiste à réussir à mener plusieurs recherches en même temps, du fait qu'elles comportent des éléments similaires.

Ouverture

Cela consiste à avoir une base permettant une recherche très vaste (non limitée). Dans le contexte humain nous appellerions ça "ouverture d'esprit".

L'ouverture dépend de la représentation d'information utilisée mais aussi de la manière de chercher, car elle pourrait orienter vers certains résultats.

Les innovations

Nous allons décrire ici un ensemble d'innovations, par ordre supposé chronologique. Nous n'avons pas de preuve, mais comme décrit dans la méthode de raisonnement, cela permet de prouver que l'on se trouve dans ces innovations ou mieux. Il nous manque la compréhension plus profonde de notre univers pour être sûr de ne pas le dépasser et avoir des idées d'innovations qui n'ont pas encore eu lieu. Mais dans tous les cas cela nous permetra de comprendre qu'il y a des zones à haute efficacité et donc à haute densité de choses. Ce qui prouvera que nous sommes dans des zones à haute densité puisqu'elles contiennent la grande part des réalités.

Le langage évolué

Le typage

La mathématique

Le remplacement

Le prouveur généraliste

L'incarnation

La communication

L'espace

L'univers